Antennes relais : se MOBILiser !

En décidant d’ouvrir à la concurrence le secteur de la téléphonie mobile, les parlementaires ont décidé de procéder à la privatisation totale du secteur, portable et infrastructure. Il eut été plus rationnel de maintenir les antennes relais dans le giron étatique, permettant un aménagement équilibré du territoire tout en prenant soin de ne pas concentrer les antennes relais sur les lieux les moins coûteux.

L’erreur commise dans les dernières années du 20e siècle peut, pour partie, être réparée puisque les baux signés entre les opérateurs et les propriétaires des terrains accueillant les stations de base arriveront pour l’essentiel à terme entre 2010 et 2012. Cette renégociation des termes du contrat peut être l’occasion d’imposer des critères réduisant sensiblement l’exposition du public ainsi que la durée de ces baux qui pouvaient aller jusqu’à 10 à 15 ans !

À ce jour, à cause d’un décret laxiste, les opérateurs peuvent exposer les riverains d’antennes relais à 41 et 58 volts par mètre, là où certaines études font apparaître des effets dès 1 V/m. Le conseiller du Premier ministre qui rédigea ce décret scélérat fut remercié par le lobby du mobile en prenant la tête de l’un des principaux opérateurs de téléphonie mobile français…

Il est grand temps que l’implantation d’antennes relais soit soumise à une réglementation garantissant la santé des riverains. Ceci passe par l’abaissement à 0,6 V/m du seuil d’exposition chronique. La procédure de permis de construire, seule à même de garantir un minimum de concertation préalable, doit être réintroduite pour toutes les implantations.